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Montée de tension dans la campagne présidentielle française




A l’approche de l’échéance cruciale du premier tour des élections présidentielles en France, la tension monte entre les candidats, qui ne s’empêchent plus de lâcher des petites phrases assassines contre leurs adversaires. Reportage :
S’exprimant le 3 avril dernier lors d’un point de presse rue de Solferino, la candidates socialiste, Ségolène Royal, a jugé qu’elle a été « insultée » par le candidat UMP, Nicolas Sarkozy. « Une fois ça va, mais il ne faut pas qu’il reviennent » a-t-elle martelé. Rappelons que le patron de l’UMP avait clairement reproché à sa rivale de « Prendre » la défense des « voyous ». « Quand le candidat de droite se permet de dire que je suis du côté des fraudeurs, des voleurs et, pourquoi pas, pire, je pense que c’est une insulte, qu’il ne perd pas son sang-froid » a conclu une Ségolène Royal sur les pieds de guerre.
Pour se défendre à son tour, Sarkozy a déclaré à Morbihan où il se trouve, « Quand elle me traite d’ignoble, je ne dis rien. Je mets ça sur le compte de la fatigue passagère », allusion à l’adjectif utilisé par madame Royal lorsqu’il avait proposé la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. « Il faut qu’elle comprenne qu’une campagne électorale dans une démocratie, c’est un échange d’arguments. Quand elle soutient les fraudeurs, elle ne doit pas s’attendre de ma part à des applaudissements », a-t-il rappelé.
Ce virulent échange entre ces deux candidats fait bien sûr le bonheur du troisième larron, aussi en course pour l’Elysée, François Bayrou. En effet, le candidat centriste qui détaillait le même jour son programme dans un grand hôtel de Paris, a eu le plaisir de se définir comme « l’apaiseur », il en a profité pour réclamer un débat sur Internet avec ces trois principaux rivaux, Sarkozy, Royal et le tristement célèbre Le Pen.
Loin de convaincre les Français, ces télescopages verbaux entre les candidats ne sont destinés qu’à remuer la galerie.


Jeudi 5 Avril 2007
Adrien de Saint Serge P.



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