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L’exécution de Charles Massi ne pourrait rester sans conséquence selon la France

BANGUI – (L’Indépendant) – 03 mars 10 – La France a instruit son ambassadeur à Bangui d’obtenir des autorités centrafricaines des informations satisfaisantes sur le sort du Colonel Charles Massi.



L’exécution de Charles Massi ne pourrait rester sans conséquence selon la France
«Notre Ambassade a donc été instruit d'effectuer une démarche officielle auprès du gouvernement centrafricain afin de le prier de bien vouloir communiquer toute information en sa possession sur la disparition de M. MASSI », indique une correspondance de l’Élysée adressée à l’épouse Massi dont nous avons pu avoir une copie.

Pour les autorités françaises, « l'absence de réponse satisfaisante à ce jour ne peut que nous inciter à persévérer dans notre détermination à obtenir que toute la lumière soit faite sur cette affaire ».

L’Élysée explique à la famille Massi que « les autorités françaises partagent votre préoccupation quant à la situation de M. Massi, avec lequel, notre ambassade à Bangui entretenait ces dernières années, aux titres de ses fonctions ministérielles passées et son activité politique, un contact régulier ».

« Comme vous le savez, la France n'a pas ménagé ses efforts en faveur de la stabilisation de la RCA et de l'enracinement de la démocratie dans ce pays ami. Si l'éventualité que vous évoquez d'une exécution extra-judiciaire de M. Massi était confirmée, cela constituerait une violation grave des principes élémentaires de l'Etat de droit qui ne pourrait rester sans conséquence », lit-on un peu plus loin dans cette correspondance, qui fait suite à une lettre de Denise Massi a saisi par courrier le Président Nicolas Sarkozy pour demander son intervention afin d’obtenir des autorités de Bangui les informations sur le sort de son mari.

À rappeler que Charles Massi est le principal chef politique du groupe rebelle de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix). Il n’a pas donné signe de vie depuis le 18 décembre dernier. Sa famille estime qu’il est décédé des suites de torture à la prison de Bossembélé après avoir été livré par les autorités tchadiennes qui l’ont arrêté dans la zone des trois frontières Tchad-Centrafrique-Cameroun à leurs homologues centrafricaines. Depuis, Bangui peine à apporter toute la lumière sur son sort.

Il est fort à parier que le président centrafricain aura quelques explications à fournir sur le sort de son ancien ministre d’État au transport.

Mercredi 3 Mars 2010
L'Indépendant



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