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Adrien Poussou évoque la sortie prochaine de son livre Merci de m’avoir tué

Il a signé aux éditions APARIS une pièce de théâtre au titre provocateur, Merci de m’avoir tué, qui sort en librairie vers la mi-avril. Adrien Poussou revient sur cette œuvre littéraire avec nous.



Adrien Poussou avec le camerounais Pius N. NJAWE, directeur du journal Le Messager
Adrien Poussou avec le camerounais Pius N. NJAWE, directeur du journal Le Messager
Que doit-on retenir de votre fiche signalétique ?

Mon pédagogue de père qui m’a inculqué l’amour des mots et leur terrifiante puissance, comme dirait le philosophe français Bernard Henry Levy pour ne pas le citer, a cru devoir me gratifier de trois prénoms en plus de son nom de famille. Ainsi, je m’appelle Adrien de Saint Serge Georges Poussou. Unique fils et quatrième enfant d’une fratrie qui en compte six (6) en tout. Je suis venu au monde m’a-t-on dit, un mercredi 21 décembre 1981 à Bangui. Journaliste d’investigation, je suis à la tête du bihebdomadaire L’Indépendant qui paraît à Bangui les lundis et jeudis.

Merci de m’avoir tué est la seconde œuvre de votre bibliographie. De quoi s’agit-il ?

C’est une pièce de théâtre axée sur l’engagement personnel et les sacrifices liés aux convictions. L’histoire a lieu à la République Socialiste Kpalé (RSK), un pays d’Afrique centrale. Vous savez que dans notre langue nationale le Sanguo, Kpalé signifie scandale ou tragédie. Le personnage principal de la pièce, Gaston, est un Officier des forces armées du Kpalé, qui a caché un Général putschiste et qui pense que celui-ci demeure le seul espoir pour la libération du peuple de Kpalé sous un régime dictatorial.

Arrêté et enfermé dans une pièce avec ses proches parents, il se voit proposer un marché débile : si dans une heure il ne dénonce pas l’endroit précis où il a caché le putschiste, son père, sa mère, ses sœurs, son frère cadet, son épouse et ses enfants seront tous fusillés. Alors, s’il choisi de sauver son général, il assassine ses propres parents qui sont innocents. Cinq vies humaines supprimées à coup sûrs contre les exploits incertains d’un homme malade et rigoureusement traqué. Je préfère ne pas en dire plus pour laisser la possibilité aux lecteurs et cyber lecteurs de lire la pièce.

A y voir de prêt, vous mélangez fiction et réalité ?

Il y’a un peu des deux. Mais en réalité je me suis inspiré des évènements politico-militaires de notre pays pour écrire ce texte. A savoir la tentative d’arrestation du Général Bozizé en 2002 après sa tentative de putsch contre l’ex président Patassé et l’espoir que sa rébellion a suscité au sein de la population centrafricaine qui en avait marre du régime en place, devenu indigeste et impopulaire. Voilà le point de départ de la réflexion qui a conduit à cette pièce.

Où peut-on trouver cette pièce ?

La sortie officielle est prévue pour le 15 avril prochain. A partir de ce moment on peut s’en procurer dans toutes les librairies de France ou en commander sur les sites internet suivants : www.amazone.fr www.edilivre.com

Parallèlement, nous recherchons des partenaires pour une adaptation au cinéma. C’est pourquoi je profite de votre micro pour lancer un appel à toutes les personnes de bonne volonté de nous rejoindre dans cette aventure. Notre pays à peu de visibilité sur le plan cinématographique africain. Si modestement on peut arriver à créer une dynamique de sorte à changer cette donne ce sera une victoire pour la culture centrafricaine. C’est un leurre de penser que le développement de notre pays peut s’amorcer sans le développement du secteur artistique et culturel. Ceux qui sont intéressés peuvent me contacter par mail à l’adresse suivante : adrien_poussou@yahoo.fr Merci à vous de m’avoir convaincu à vous répondre.


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Mercredi 11 Mars 2009
Propos recueillis au téléphone par Chantal Bangui